Ronsard, Pierre de (1524-1585)

Adieu, cruelle, adieu, je te suis ennuyeux
C'est trop chanté d'Amour sans nulle récompense.
Te serve qui voudra, je m'en vais, et je pense
Qu'un autre serviteur te servira mieux.
Poème pour la belle Hélène, Pierre de Ronsard.
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Vilmorin, Louise de (1902-1969)

G A C C D, M é, é O B I
Adieu
Louise
(J'ai assez cédé, aimé, et obéi.) Attribué à Louise de Vilmorin.
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Balzac, Honoré de (1799-1850)

"Je remercie le hasard qui nous a désunis. Je ne sens même pas un désir de vengeance, je ne vous aime plus. Je ne veux rien de vous. Vivez tranquille sur la foi de ma parole, elle vaut mieux que les griffonnages de tous les notaires de Paris. Je ne réclamerai jamais le nom que j'ai peut-être illustré. Je ne suis plus qu'un pauvre diable nommé Hyacinthe, qui ne demande que sa place au soleil. Adieu."
Le Colonel Chabert, Honoré de Balzac.
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Voiture, Vincent (1597-1648)

Vous exercez sur mon coeur
Trop de Tyrannie,
Je ne vis plus qu'en langueur,
C'est une peine infinie
Que de vivre en vous aymant,
Et pour vous parler franchement,
Ma foy je m'en ennuye.
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Aragon, Louis (1897-1982)

Mon bel amour, mon cher amour, ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui, pour tes grands yeux, tout aussitôt moururent
Il n'y a pas d'amour heureux.
Il n'y a pas d'amour heureux, La Diane Francaise (Seghers 1946) Louis Aragon.
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Cros, Charles (1842-1888)

En tes bras j'espérais pouvoir
Attendre l'heure qui délivre ;
Tu m'as pris mon tour. Au revoir.
Je me suis trop hâté de vivre.
Ballade du dernier amour, Le Coffret de Santal, Charles Cros.
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Corneille, Pierre (1606-1684)

Ne fuyez pas, Jason, de ces funestes lieux.
C' est à moi d' en partir: recevez mes adieux.
Accoutumée à fuir, l'exil m' est peu de chose;
sa rigueur n' a pour moi de nouveau que sa cause.
C' est pour vous que j' ai fui, c' est vous qui me chassez.
Médée, Acte III, Scène 3. Pierre Corneille (1606-1684)
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Verlaine, Paul (1844-1896)

Sur ce, très chère, adieu. Car voilà trop causer,
Et le temps que l'on perd à lire une missive
N'aura jamais valu la peine qu'on l'écrive...
Lettre, Fêtes galantes, Paul Verlaine (1844-1896).
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Viau, Théophile de (1590-1626)

Comme tu t'es vanté d'avoir eu mon corps,
Tu te pourras vanter d'avoir eu mon âme."
Comme tu t’es vanté d’avoir foutu mon corps,
Tu te pourras vanter d’avoir foutu mon âme!"
Je songeais que Phyllis des enfers revenue, Théophile de Viau
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